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	<title>Miléna Owein</title>
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	<description>Un univers, des récits</description>
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	<title>Miléna Owein</title>
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		<title>Un moment suspendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 15:50:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vallée où avait été bâtie la citadelle de Roakinmir était une lande austère. Plantée par endroits de bosquets d’arbres bas, balayée par le vent, elle étendait, au nord et à l’est, son paysage vallonné de bruyère et de ronces touffues. De loin en loin affleuraient d’imposants blocs de grès, tantôt arrondis par le passage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La vallée où avait été bâtie la citadelle de Roakinmir était une lande austère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plantée par endroits de bosquets d’arbres bas, balayée par le vent, elle étendait, au nord et à l’est, son paysage vallonné de bruyère et de ronces touffues. De loin en loin affleuraient d’imposants blocs de grès, tantôt arrondis par le passage des ans, tantôt dressés telle une griffe à travers la plaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au pied de Roakinmir toutefois, sur sa face ouest et sud, la terre semblait plus douce. Des collines débonnaires et, ailleurs, des étendues planes offraient au regard des pâtures d’herbes riches, où paissaient des moutons, des chèvres et des chevaux. On devinait dans cette partie plus avenante du décor, les alluvions d’une ancienne rivière qui avait déposé, année après année, des sédiments riches sur un sol égal. Mais le cours du torrent s’était largement déplacé avec le temps, contournant à présent la citadelle plus loin par le nord et l’est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en demeurait plus qu’un mince ruisseau, bondissant entre les rochers, et son cours, tantôt large et tranquille, tantôt resserré et puissant, remontait loin vers le nord, prenant sa source dans les montagnes du Vaèr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’endroit où il se trouvait, Arvak le devinait, à son scintillement sous le soleil et au son carillonnant qu’il faisait contre les pierres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais malgré la beauté minérale du décor, la tour de Roakinmir fut celle qui capta le plus immédiatement son attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bâtie plusieurs milliers d’années plus tôt par les anciens dragonniers –&nbsp;pour garder la passe de Mirminköl à l’ouest et prévenir du franchissement des cols par les dragons sauvages&nbsp;– la tour de Roakinmir se dressait, plus haute et large que ce qu’aucun humain ne pouvait construire. Sa pierre noire, usée par le temps, tranchait nettement avec le reste des constructions plus modernes qui entourait son pied et, par sa teinte irréelle, donnait au décor un aspect fantasmatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pouvait deviner encore que sa façade avait autrefois été finement travaillée, ornée de gargouilles, d’arabesques et de créatures mythiques. Mais la plupart n’avaient pas résisté au passage du temps, et il n’en demeurait plus aujourd’hui que des ombres, grotesques vestiges de ce qu’elles avaient été. Les premiers étages paraissaient habités, mais le délabrement de la tour augmentait avec les degrés et Arvak devinait, à sa hauteur extraordinaire, qu’il n’était pas humainement possible d’y vivre sur tous les niveaux, de les gravir et descendre journellement. Ainsi, les plus hauts étages apparaissaient éventrés et en partie effondrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au pied de la tour, des constructions plus récentes avaient été ajoutées, l’adaptant à l’usage que les humains avaient fait du lieu, depuis la disparition des dragonniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bordures du piton rocheux où avait été bâtie la citadelle étaient à présent ceintes d’une fortification en grès, ponctuée de tourelles, surmontée de barbelés d’argent. Sa surface était inégale et formait au sud une déclivité où avait été construite une tourelle, imposante pour une construction moderne, mais dérisoire comparée à celle des dragonniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak pouvait deviner, par son expérience militaire et depuis sa position surélevée, que l’intérieur de la fortification devait compter des entrepôts, des écuries et les logements des Frontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour du piton de la citadelle, ceinturant un vaste territoire dont une bonne partie restait de la lande sauvage, un mur de brique avait été construit pour écarter les lycans des pâtures et de ses animaux. Ce second rempart semblait dérisoire, mal entretenu et érodé par endroits, mais en plein jour et contre les Chiens Errants, Arvak savait qu’il suffisait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Frontaliers n’utilisaient guère comme territoire que les alluvions fertiles au pied de la tour, bien qu’une plus grande étendue fut ceinturée de brique. Le reste était peuplé de ronces et de bruyère, entrecroisant leurs tiges sauvages pour former d’épais buissons épineux. De même ils n’employaient de la tour des dragonniers que les quatre ou cinq premiers étages. Arvak devinait qu’ils n’étaient pas assez nombreux pour entretenir davantage les lieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà ce qu’était la tour Frontalière de Roakinmir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour poursuivre la lecture :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-chapitre-1/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-chapitre-1/">Extrait 1 : Chapitre 1</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-scene-combat/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-scene-combat/">Extrait 2 : Une scène de combat</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2025/09/30/extrait-vol-dragon/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2025/09/30/extrait-vol-dragon/">Extrait 4 : A vol de dragon</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/un-univers-a-decouvrir/" type="link" id="https://milena-owein.fr/un-univers-a-decouvrir/">Revenir à la page « Un univers à découvrir »</a></p>
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		<title>Une scène de combat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 15:49:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous deux se mirent en garde et aussitôt Eliwyl entra dans le combat. Son corps ne bougeait pas, ses épaules étaient relâchées, mais son esprit se tendit, immédiatement à l’affût de l’ouverture. Elle se battait à deux épées dans le plus pur style de l’école de Tsiroèn. De la main gauche, elle tenait sa première [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Tous deux se mirent en garde et aussitôt Eliwyl entra dans le combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son corps ne bougeait pas, ses épaules étaient relâchées, mais son esprit se tendit, immédiatement à l’affût de l’ouverture. Elle se battait à deux épées dans le plus pur style de l’école de Tsiroèn. De la main gauche, elle tenait sa première lame devant elle, cherchant l’ouverture, menaçant Arvak et testant sa garde. De la main droite, elle avait déjà armé sa seconde épée et attendait l’opportunité de l’abattre sur son adversaire, en une frappe rapide et brutale. Avec des mouvements légers, à peine perceptibles, elle le jaugeait, l’esprit affûté mais calme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak repensait à son père, à sa trahison, son esprit embrumé sautait d’une pensée à une autre. En lui la colère face aux menaces de son père se mélangeait à la honte de s’être senti si vulnérable et appeuré. Eliwyl restait immobile, patiente, et cela frustrait Arvak de voir que le combat ne commençait pas et qu’il ne savait comment l’engager à son avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il lança sa lame au hasard, pour ouvrir les hostilités, qu’ils se battent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant l’assaut improvisé d’Arvak, Eliwyl, sans difficulté, dévia sa tentative de la main gauche et abattit son autre épée sans ménagement sur le crâne d’Arvak, l’étourdissant brièvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une frappe irréfléchie n’avait aucune chance d’aboutir contre elle et Arvak le savait. La facilité avec laquelle elle venait de l’atteindre augmenta sa frustration. Il riposta par une attaque tout aussi désordonnée et Eliwyl le punit avec la même intransigeance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’avait aucune difficulté à anticiper un adversaire ayant si peu de contrôle de lui-même qu’Arvak en cet instant. Elle voyait toutes ses offensives en avance, frappait avec un timing parfait qui ne laissait aucune chance à Arvak, le confrontant durement à ses propres lacunes. Elle maniait ses deux lames avec aisance, plaçant toujours chacune à l’emplacement idéal pour parer ou attaquer. Eliwyl pouvait penser les mouvements de chacune de ses lames autant séparément que conjointement ou alternativement, et le résultat était terrifiant de maîtrise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak voyait la piètre qualité de ses assauts, leur prévisibilité, leur manque de conviction et d’énergie, il avait honte d’être aussi mauvais et de donner une image aussi désastreuse de ses capacités. Eliwyl de son côté ne lui faisait aucun cadeau, ne laissait aucune prise, ne témoignait aucune compassion. Chaque fois qu’Arvak manquait de vigilance, de la main gauche, Eliwyl ouvrait sa garde comme on ouvre une boîte et Arvak se trouvait à nu, désemparé, tandis que la seconde lame s’abattait sur lui, implacablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il pouvait discerner qu’à sa façon elle trépignait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle était impatiente qu’Arvak lui offre un meilleur combat, qu’il cesse ses offensives brouillonnes et désordonnées, qu’il trouve le calme qui lui permettrait d’être au meilleur de lui-même. Elle savait qu’il pouvait rivaliser et elle n’attendait que cela. Arvak n’arrivait à rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par un signe Eliwyl mit fin au combat et vint vers lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Bon, ce que tu fais c’est nul, dit-elle sans l’épargner, mais de ce que je vois tu es à deux doigts d’exploser. Ce que je te propose c’est&nbsp;: je te fais des ouvertures, tu te défoules un bon coup et après on discute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak accepta, non sans honte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exercice entre eux changea. Eliwyl ouvrait sa garde pour présenter ses protections, et Arvak enchaînait les attaques au rythme le plus soutenu dont il était capable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il faisait mine de se relâcher, Eliwyl l’attaquait à son tour, avec intransigeance et brutalité. Lorsqu’il semblait s’apaiser, elle le prenait à défaut, lui présentait une ouverture pour l’amener à s’y engouffrer et, au dernier instant, exploitait son assaut prévisible pour le frapper. C’était une attitude frustrante et humiliante, qui relançait Arvak dans son énervement. Eliwyl le fit pour le forcer à vider son sac, une bonne fois pour toutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous deux se connaissaient par cœur. Ils avaient pratiqué cet exercice à de très nombreuses reprises, pas toujours pour l’usage qu’ils en faisaient aujourd’hui. Ils ne se seraient permis ce type d’échange avec personne d’autre. Malgré les assauts furieux d’Arvak, Eliwyl le contrôlait sans effort. Elle parait ou se dérobait sans difficulté, toujours l’une de ses lames était là pour la protéger ou attaquer. Arvak s’appuya sur elle, sur son talent et son art, pour libérer son esprit de la tempête qui l’oppressait, comme on attrape une main salutaire pour ne pas sombrer. La reconnaissance prit la place de la fureur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ne poursuivirent pas ainsi durant très longtemps et, lorsqu’Arvak eut son compte, il l’indiqua à sa partenaire par un signe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors ils se remirent en garde. Arvak avait le souffle court, les membres endoloris par les coups qu’il avait reçus et par la crispation dans ses muscles, mais son esprit était clair, vide, enfin concentré sur le combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils reprirent véritablement l’affrontement. Leurs attaques devinrent plus rares, mais plus intenses. Le corps d’Arvak révélait moins ses intentions et ses attaques furent plus pertinentes. Eliwyl en profita pour passer à la vitesse supérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’à la première phase de leur combat elle s’était contentée de punir son manque de concentration, elle commença à lui mettre la pression. Elle entrait dans sa zone de confort, plaçait la pointe de son épée d’entraînement près de ses yeux ou de sa gorge, occupait son champ de vision de toute sa présence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eliwyl était une frêle jeune femme, elle était plus petite que lui, plus légère aussi, mais l’arme à la main, elle faisait peur. Sa présence était intimidante, même à l’entraînement. Arvak pouvait sentir la mort s’abattre sur lui quand son épée de bois le frappait. Et, maintenant qu’il avait prouvé qu’il pouvait ordonner ses assauts, c’était au tour d’Eliwyl de s’exprimer. Maintenant qu’il pouvait l’encaisser et y répondre, à son tour Eliwyl laissa parler le fauve. Elle n’avait encore rencontré nul autre que lui parmi ses adversaires –&nbsp;en dehors de quelques rares mentors comme Andlam&nbsp;– qui pût rivaliser avec elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec tous les autres sa présence au combat, son agressivité, sa volonté de tuer son adversaire avaient raison de toute velléité de résistance. Elle balayait la force mentale de ses opposants comme on souffle une bougie, et contre tous les autres, si Eliwyl voulait le meilleur de son adversaire, elle devait se modérer, réfréner son esprit combatif, se montrer moins agressive et moins intimidante, pour ne pas briser son adversaire. Mais contre Arvak, plus elle s’exprimait, plus elle allait crescendo dans ses attaques, plus elle engageait sa combativité, et plus elle aiguisait la vigilance d’Arvak. Plus il rivalisait avec elle. Alors elle pouvait être pleinement qui elle était, et ressentir son être comme un tout, cohérent et indivisible. Elle avait besoin de cette harmonie dans son âme pour se sentir apaisée dans sa vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la peur achevait de concentrer Arvak, son instinct de survie prit le dessus, quelque chose de plus ancien et plus primitif que lui. Dans son esprit, la tempête avait pris fin, seul demeurait un silence absolu de pensée. Le temps lui sembla ralentir, une seconde de combat lui en paraissait dix, il percevait chaque détail, une crispation de l’épaule, un mouvement de pied, une pression particulière contre sa lame, un regard qui tombait sur une partie ouverte de sa garde. Il recueillait tout ceci en une fraction de seconde, sans même qu’il le perçût, ou à peine. D’instinct, il sentait, presque tactilement, comment pousser son adversaire à l’erreur, comment la forcer à révéler une ouverture. Il la conduisait à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas accomplir et dont il profitait. Et Eliwyl de son côté adopta une attitude identique, de sorte qu’ils devaient s’anticiper l’un l’autre, se tromper l’un l’autre pour se vaincre. Même leur immobilité devint un combat, et les attaques, parades, contre-attaques, plus rares, partaient avec une vitesse et une précision prodigieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour d’eux, des visiteurs de l’auberge avaient commencé à se rassembler et ni Eliwyl ni Arvak n’eurent à rougir de la démonstration qu’ils firent de leur art à ce moment-là. Ils concentrèrent leurs efforts dans un dernier assaut et se frappèrent mutuellement. Leur conviction et leur puissance lors de cette frappe furent telles qu’il aurait été impossible de départager entre eux la victoire sur ce point, ou de dire qui des deux combattants aurait survécu à cet assaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour poursuivre la lecture :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-chapitre-1/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-chapitre-1/">Extrait 1 : Chapitre 1</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-moment-suspendu/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-moment-suspendu/">Extrait 3 : Un moment suspendu</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2025/09/30/extrait-vol-dragon/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2025/09/30/extrait-vol-dragon/">Extrait 4 : A vol de dragon</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/un-univers-a-decouvrir/" type="link" id="https://milena-owein.fr/un-univers-a-decouvrir/">Revenir à la page « Un univers à découvrir</a></p>
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		<title>Chapitre 1</title>
		<link>https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-chapitre-1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 15:44:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arvak se réveilla en sursaut. Autour de lui, le jour se levait à peine. L’aurore colorerait bientôt la ligne d’horizon, mais pour l’heure il n’en discernait qu’une fragile lumière, et le campement restait noyé dans une silencieuse obscurité. Il pouvait distinguer dans la pénombre la toile blanche de la tente du capitaine et les formes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Arvak se réveilla en sursaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de lui, le jour se levait à peine. L’aurore colorerait bientôt la ligne d’horizon, mais pour l’heure il n’en discernait qu’une fragile lumière, et le campement restait noyé dans une silencieuse obscurité. Il pouvait distinguer dans la pénombre la toile blanche de la tente du capitaine et les formes endormies de ses compagnons d’armes. Rien ne troublait le calme de cette douce nuit d’été, et pourtant tout cela lui semblait englouti dans la brume opaque de son effroi. Le cauchemar qui l’avait tiré de son sommeil s’effaçait déjà de sa mémoire, les images s’estompaient et ne laissèrent bientôt plus demeurer en lui que le sentiment d’urgence confus mais implacable qui l’avait réveillé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se leva discrètement et alla chercher de l’eau à un puits tout proche, pour s’asperger le visage. La fraicheur de l’eau lui clarifia l’esprit. Le jour se levait. Les fortifications de pierre qui avaient protégé le campement se découpaient à présent nettement dans l’aube naissante. Leur masse sombre tranchait avec le ciel éclairé par petites touches et Arvak admira un instant les délicats clairs-obscurs de l’aube, y cherchant un apaisement à l’agitation mêlée d’inquiétude que son cauchemar avait infusée en lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Songeant que l’heure du petit déjeuner approchait, il profita de sa proximité avec le puits pour remplir deux seaux qu’il rapporta au camp. Là il trouva Norgar, déjà éveillé et qui avait entrepris de rallumer le feu. Il le salua d’un hochement de tête avant de poser les seaux d’eau au sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Tendu&nbsp;? lui demanda Norgar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak serra les mâchoires sans répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Je vois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents jours de voyage avaient repoussé de son esprit les préoccupations qui l’animaient. Mais son cauchemar avait fait ressurgir tout cela et il se sentait rattrapé par ses inquiétudes à présent que leur chevauchée arrivait à son terme. Aujourd’hui même, si le temps était bon, peut-être tard dans la nuit, ils arriveraient à la capitale, Mralèm. Arvak retrouverait la région qui l’avait vu grandir, la plus riche et la plus prospère du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que son père l’avait rappelé de la frontière où il bataillait contre les hordes de lycans, il appréhendait leurs retrouvailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes une part de lui avait hâte de revoir le lieu de son enfance et les anciennes connaissances qui y étaient demeurées. Il repensa avec affection à son vieux mentor Games Gandar et à son dragon Endimir, qui lui avaient enseigné presque tout ce qu’ils savaient des sciences, de la littérature, de l’astronomie, des langues anciennes telles que le latin ou le serken. Il se demanda s’ils allaient bien et s’ils avaient beaucoup vieilli, Games Gandar lui manquait indubitablement. Et il repensait aussi avec mélancolie aux vastes prés de son père où il pouvait galoper enfant, presque en liberté, protégé des lycans par les hautes murailles de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cela ne l’emportait pas sur ses appréhensions de se présenter bientôt devant le roi, Tintal d’Aganius, son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les flammes du feu de camp crépitèrent soudain, embrasant les brindilles sèches savamment disposées par Norgar, et une expression de contentement se dessina sur le visage de son camarade. Avec des gestes méthodiques il ajouta des buchettes dans le feu qui, bientôt, devait permettre de cuire le petit déjeuner. Arvak y plaça leur marmite sur un trépied. Ces actions simples et familières l’apaisaient toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres dormaient encore. Dans peu de temps, la cloche de la louvèterie sonnerait, le campement s’éveillerait et se préparerait au départ, tandis que les ouvriers agricoles débuteraient leur journée de travail. Arvak goutait pensivement ces derniers moments de calme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se demandait si son père allait le reconnaitre. La question lui semblait bête pourtant, il n’avait pas tant changé en cinq ans –&nbsp;pas au point qu’un père ne puisse pas reconnaitre son fils. Il avait toujours la même tignasse de cheveux blonds qu’il coupait court pour ne pas avoir à la démêler, le même visage imberbe. Ses yeux bleus ne risquaient pas d’avoir changé de couleur. Il n’avait pas grandi, à son désespoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lui et son père avaient depuis longtemps des relations tendues. Doué d’un tempérament vif et sincère –&nbsp;que Tintal avait pris soin de nourrir et laisser s’épanouir dans ses jeunes années&nbsp;–, Arvak s’était forgé au fil du temps des convictions très opposées à celles de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une région protégée des lycans par de hautes murailles de pierre, l’aristocratie odriène édictait les lois du pays depuis un espace préservé et déconnecté des réalités quotidiennes des petites gens, dans une opulence indécente au vu des faibles moyens du reste de la population. Arvak réprouvait de tout son être que des personnes n’ayant pas la moindre idée des difficultés de son peuple puissent en diriger le destin, et sur ce point il ne pouvait s’entendre avec le roi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se demandait parfois si son père regrettait la liberté qu’il lui avait offerte enfant et si, à refaire, il n’aurait pas préféré briser très tôt chez lui cet esprit créatif qui lui faisait voir le monde avec un regard si différent du sien. Peut-être regrettait-il de l’avoir adopté lorsqu’il était enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En repensant à ces dissensions entre eux, il ne douta pas que ces cinq années de services chez les Frontaliers avaient continué de creuser l’abime. Il sentait qu’elles avaient comme apposé leur marque en lui, et cela renforçait ses craintes d’une mésentente avec son père qu’il percevait comme inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’esprit de camaraderie, bourru mais sincère, qui régnait chez les Frontaliers lui avait offert comme une seconde famille, et il s’y était senti plus proche de lui-même que jamais auparavant. À la cour, l’étiquette rigide lui imposait d’être quelqu’un qu’il n’était pas, de dissimuler ses pensées et ses émotions, de faire exister l’illusion d’une sécurité qui n’était qu’une chimère pour la foule des personnes communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak avait trouvé à la Frontière quelque chose de plus vrai. La brutalité et la sauvagerie des lycans ne laissaient de place ni pour l’égo ni pour les faux-semblants. Face à eux, seules les compétences avaient de l’importance et là-bas Arvak n’était pas prince, son nom ne lui avait offert aucun privilège, il avait tout acquis au fil de sa lame. Désigné par son talent au difficile poste de Patrouilleur, son épée l’avait amené à sortir des fortifications, surveillant des lieux que fréquentaient les lycans pour déceler leur passage et anticiper d’éventuelles attaques. Il était fier de son écusson de Patrouilleur, il l’avait obtenu par ses seuls moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il avait servi durant ces années en compagnie de Norgar, qui était presque un frère, ainsi que Méaglim et Eliwyl, des amis de longue date. Tous ensemble formaient déjà un quatuor inséparable avant de rejoindre les Frontaliers, leur service les avait soudés plus que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là-bas, lui, Norgar, Méaglim et Eliwyl étaient égaux. C’était une raison supplémentaire de ne pas vouloir rentrer chez lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs origines sociales les éloignaient. Norgar était issu d’une haute et ancienne famille noble –&nbsp;les Noltr&nbsp;– et était le neveu du roi Tintal. Arvak et lui avaient presque été élevés ensemble et son père, Rengar Noltr, avait été son maitre d’escrime. Eliwyl appartenait à un ordre militaire ascétique et Méaglim était un ancien bagnard, condamné pour complicité d’assassinat. L’étiquette de la cour ne lui permettrait pas de les voir autant qu’il le souhaitait, et il craignait qu’elle n’affecte la sincérité qui s’était installée entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ceci formait dans l’esprit d’Arvak une inquiétude diffuse, que renforçait la perspective d’entamer bientôt le dernier jour de voyage vers Mralèm. Il n’aurait pas été contre prolonger son périple de quelques semaines encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’eau frémissant dans la marmite le tira de ses pensées. Il versa des flocons d’avoine, Norgar ajouta quelques épices. Un peu de miel généreusement offert par leur capitaine s’ajouta à la préparation, qui commença à embaumer une douce odeur sucrée lorsque la cloche de la louvèterie sonna.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le campement s’anima soudain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vingtaine de personnes au total, toutes familières des camps militaires, parmi lesquelles se trouvait une quinzaine de Frontaliers, des érudits, et des Loinveneurs –&nbsp;des spécialistes de la chasse au monstre&nbsp;– s’affairèrent bientôt à se rendre présentables pour la capitaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La louvèterie où ils avaient passé la nuit étaient une grande structure fortifiée, destinée à l’accueil des voyageurs et à l’agriculture. En contrebas du pré où ils avaient établi leur camp s’étendait un grand potager, lui aussi fortifié. Au-dessus d’eux, sur une colline, la demeure du louvetier, forte d’un second rempart, surplombait le domaine. Si celle-ci avait été moins fréquentée, ils auraient pu séjourner dans l’espace souterrain aménagé exprès sous la maison du maitre des lieux. Mais la veille, la fréquentation de la louvèterie les avait forcés à dormir à la belle étoile, dans un champ ceinturé de fortifications qui les avait protégés d’une éventuelle attaque de lycans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak avait savouré ce plaisir rare offert par la nouvelle lune et il avait passé une partie de la nuit à contempler le ciel étoilé en écoutant les criquets. Cela le surprenait à présent de s’être endormi avec un sentiment si différent de celui qui l’animait depuis son réveil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se servit en flocons d’avoine, oubliant ses soucis devant l’animation familière du camp, tandis que plusieurs personnes se pressaient déjà autour de la marmite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Qui m’a volé mes chaussures&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix était celle de Méaglim.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Pas moi&nbsp;! répondit une voix féminine dans laquelle Arvak reconnut Eliwyl.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Ah pardon, c’est moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Quoi&nbsp;? Comment tu peux confondre je fais deux fois ta taille&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Tout le monde est réveillé&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Oui, Capitaine&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eirda Valguir, leur capitaine, venait de sortir de sa tente et finissait d’ajuster son baudrier autour de sa taille. Elle avait les cheveux courts, d’un châtain assez sombre mêlé de blanc, un visage rude, marqué par les années de combat, qui inspirait à la plupart des gens un respect et une certaine crainte. C’était une femme au corps musclé et athlétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son apparition, les rares qui somnolaient s’empressèrent de se rendre présentables, vérifiant leur tenue, époussetant leurs épaules, jetant un regard de droite et de gauche prêt à reprendre un ou une camarade pour sa négligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Le louvetier nous offre des pommes, ajouta Eirda chaleureusement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une clameur de contentement saisit l’assemblée et le petit déjeuner se poursuivit dans une atmosphère de bonne camaraderie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était leur dernier jour de voyage, beaucoup étaient impatients d’arriver à la capitale et Arvak écoutait ce que chacun prévoyait pour la suite. Un certain nombre aurait droit à des jours de repos, d’autres prenaient une retraite méritée, et tous spéculaient sur la façon dont ils occuperaient leur temps là-bas, lors de ce séjour à la capitale qui leur semblait si exceptionnel. Quelques-uns n’y étaient jamais allés et avaient hâte de découvrir Mralèm, plusieurs y retrouveraient leur famille. Les discussions s’entrecoupaient de rires et de réparties spirituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Allez, on lève le camp&nbsp;! s’exclama Eirda lorsque le petit déjeuner fut terminé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son appel chacun s’anima. Les affaires furent rangées, les animaux pansés et harnachés, les bêtes de bât chargées des affaires qui leur étaient attribuées, la marmite lavée, le feu éteint, et rapidement tout fut prêt au départ. Non loin, la cloche de la louvèterie sonna le début de la journée de travail pour les ouvriers agricoles. Après un rapide inventaire des troupes, ils franchirent les murs protecteurs de la louvèterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne s’étendait à perte de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le décor lui fût familier, Arvak était toujours aussi saisit par le contraste radicale entre des régions pourtant si proches. Ici, à une journée à cheval de la capitale, le paysage était plus civilisé que celui du nord d’Ilmar qu’ils avaient quitté quelques semaines auparavant. Autour de la louvèterie s’étendaient de vastes vergers d’arbres fruitiers avec, à intervalles réguliers, de hautes tours de guet dans lesquelles les ouvriers pouvaient se réfugier en cas d’attaque de lycans. De nombreux travailleurs faisaient fructifier ici une exploitation d’une taille qui semblait considérable à Arvak, surtout en comparaison de régions plus isolées qui souffraient davantage de l’infestation de lycans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les Frontaliers aient pour rôle de garder la frontière est du pays et d’empêcher que des lycans venus du Kotar ne la franchissent, la lycanthropie était un mal contagieux et l’intérieur du pays était infesté. Les louvèteries représentaient le seul moyen sûr de voyager par voie terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ un mois plus tôt, le roi avait assigné à Eirda la mission d’inspecter des louvèteries placées sur la route reliant Mralèm à Aslün. Elle devait vérifier l’état des routes, celui des fortifications, la tenue des comptes, et renseigner le roi sur la présence de lycans, éventuellement le nombre d’individus observés et la fréquence des attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arvak, Norgar, Méaglim et Eliwyl s’étaient proposés pour grossir les rangs des soldats chargés de protéger la compagnie, ce qui avait allongé de plusieurs semaines leur voyage de retour. Eirda Valguir valait bien cette loyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoique peu fréquentes –&nbsp;car le réseau des louvèteries était soutenu par une administration minutieuse et bien réglée&nbsp;–, les inspections de ce type permettaient au roi de disposer de renseignements précis sur l’état du pays. Elles avaient lieu tous les quatre ou cinq ans en général, et assuraient la pérennité d’un système vital à l’Aganius. Tous les voyages terrestres transitaient par les louvèteries, les messagers, les commerçants, les gens du spectacle, avaient besoin d’endroits surs pour passer la nuit et risquaient la mort ou la contamination s’ils devaient dormir dehors, à la merci des lycans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passé l’environnement proche de la louvèterie, le paysage changea. La route s’étirait toujours devant eux, mais bordée d’une végétation de broussaille basse et dense. Personne ne vivait si loin des villes et de la louvèterie, et la nature reprenait ses droits. Non loin au nord, Arvak distinguait par endroits les contours sombres d’une forêt à laquelle aucune route ne menait et qu’il connaissait assez, de réputation. C’était les terres sauvages d’Erion que les lycans s’étaient appropriées de nombreux siècles auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils poursuivirent leur chevauchée tout le jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui le souhaitaient prirent une collation à cheval et, en milieu de journée, ils atteignirent les campagnes odriènes. Là, à nouveau, la proximité de la ville et de ses fortifications permettait une agriculture florissante. De grands champs de céréales s’étendaient sur de vastes plaines, chacun soigneusement délimité, ponctués à intervalles réguliers de tours de guet, traversés de nombreuses routes et sentiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au loin se distinguaient la tour blanche de Cledelweis et, derrière, le monumental rempart qui protégeait l’Odrin des lycans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour poursuivre la lecture :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-scene-combat/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-scene-combat/">Extrait 2 : Une scène de combat</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-moment-suspendu/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-moment-suspendu/">Extrait 3 : Un moment suspendu</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2025/09/30/extrait-vol-dragon/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2025/09/30/extrait-vol-dragon/">Extrait 4 : A vol de dragon</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/un-univers-a-decouvrir/">Revenir à la page « Un univers à découvrir »</a></p>
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		<item>
		<title>Extrait n°3 : Terra incognita</title>
		<link>https://milena-owein.fr/2025/11/07/extrait-n3-terra-incognita/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 14:11:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extrait tome 3]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parvenue à l’aire d’envol, Rorkane décolla. Déployant ses grandes ailes de plumes blanches, elle se laissa porter par les courants de Koyt Marar. Lui parvenait aux narines, une odeur de terre et de bruyères, de mer et de rivage. Elle inspira à pleins poumons et prit de l’altitude. Voilà ce qu’étaient censés ressentir les dragons&#160;: [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Parvenue à l’aire d’envol, Rorkane décolla. Déployant ses grandes ailes de plumes blanches, elle se laissa porter par les courants de Koyt Marar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lui parvenait aux narines, une odeur de terre et de bruyères, de mer et de rivage. Elle inspira à pleins poumons et prit de l’altitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà ce qu’étaient censés ressentir les dragons&nbsp;: quiétude et liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde s’étendait à ses pieds, immense, plein de promesses. Ici l’horizon n’était qu’un mot. Elle dépassa les nuages et le monde ne devint plus qu’un mot lui aussi. Une étendue de coton s’étirait sous ses pattes, infinie, faite de montagnes et de plaines oniriques, qu’elle effleura d’une griffe rêveuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle prit de la vitesse et se retrouva au milieu de la mer, volant vers le sud, vers des lieux inconnus des humains et des elfes, vers des rivages inexplorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà où était son territoire, hors des cartes fixées par les Hommes, hors des routes tracées pour les navires, hors de portée des trépidations compulsives d’un monde trop frénétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’avait qu’à voler. Elle le sentait dans son ventre, cette bête affamée de liberté, ça lui démangeait les griffes de lui ouvrir la porte, de s’offrir à l’infini, de donner à ses ailes immortelles le monde tout entier en héritage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi s’attacher à de si petites choses&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi faire son univers d’un seul pays, d’une seule époque&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi s’enchainer à ce bout de rocher, à cette ville morte, alors que l’infini était à portée d’aile&nbsp;? Est-ce qu’elle ne pouvait pas rejeter tout cela&nbsp;? Les lois des Hommes, leur savoir-vivre policé. Pourquoi craindre les conséquences alors qu’elle était un dragon&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce qu’elle ne pouvait revenir en arrière&nbsp;? Elle irait détruire Roytan de ses griffes, pour lui apprendre le respect dû aux dragons et à sa dragonnière. Elle lui ferait rentrer dans la gorge ses insultes et son mépris. Il n’avait pas encore appris à la craindre, mais cela pouvait venir. Elle pouvait lui montrer ce dont était capable un dragon une fois l’épée tirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle pouvait le broyer, lui et même tous les elfes qui s’interposeraient. Cela lui serait aussi facile que d’écraser une souris. Nul doute que la reine n’en resterait pas là. Alors pourquoi ne pas mettre la Waniri à feu et à sang pour faire bonne mesure&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela était vain de toute façon&nbsp;! Les royaumes, la guerre, tout ne faisait que passer, inéluctablement. Peut-être qu’à force, Eliwyl comprendrait aussi, que tout cela n’était rien qu’un soupir dans l’infini, que les conséquences qu’elle craignait n’existaient que dans son esprit. Et peut-être qu’alors elles pourraient parcourir l’infini ensemble, sans se soucier que quoique ce soit eut de l’importance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si elle ne comprenait pas, Eliwyl deviendrait sa seule entrave.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y aurait alors plus d’autres choix, il faudrait qu’elle la tue si elle voulait être vraiment libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rorkane se posa, sur son ile inconnue des Hommes, sa marche vers l’infini, le seuil de son monde, sa <em>terra incognita</em>. Elle contempla le soleil à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son esprit était parvenu au point où sa raison lui faisait rebrousser chemin. Rorkane avait fait son choix longtemps auparavant, elle avait choisi les humains, et Eliwyl. Et devant elle, la Naga Wira rendait les armes. Elle sentit l’animal retourner dans sa cage, résigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela n’arriverait jamais, car elle s’était enchainée. Elle l’avait fait par amour, pour la volonté de fer d’une rouquine à la lame acérée. Qui l’avait contemplée une fois, avec la sincérité du cœur, ne pouvait trouver dans l’infini un prix supérieur. Elle, sa dragonnière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si fort que puisse être son désir de vivre libre, il ployait devant cette attache qu’elle ne consentirait jamais à briser. C’était son ancrage, son équilibre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle regarda le soleil, sans ciller. Quelle pouvait être la beauté de ce soleil, si rien n’avait d’importance&nbsp;? Si l’infini lui appartenait, si rien n’avait de poids, si tout ne faisait que passer, qu’elle était la valeur de chaque instant&nbsp;? L’infini se diluait dans l’infini, comme un serpent se dévorant lui-même. Rorkane avait fait son choix, un échange, l’infini contre l’instant. C’était Eliwyl qui donnait de la valeur à tout cela. Dans son monde à elle, elle était importante, ses actes avaient du sens. Sa force de dragon pouvait changer les choses. Dans son monde, ça avait du sens d’accepter les brimades d’un elfe détestable, cela servait quelque chose de plus grand.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent, Rorkane venait ici, explorer son adversaire, sa Naga Wira, connaitre son ennemie pour mieux s’en protéger et en protéger les siens, sur sa <em>terra incognita</em> pleine de promesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle avait fait son choix et pourtant, elle sentait cet appel puissant, venu du fond des âges, ce souffle qui lui montait des tripes jusque dans les écailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’appel solitaire d’un loup dans les montagnes, il résonnait en elle trop fort pour se taire un jour..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses attaches, malgré son choix, malgré l’équilibre que lui donnait Eliwyl, demeurait en elle cette envie irrépressible de rejeter toutes ses entraves pour hurler dans l’infini.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/11/Design-sans-titre-5-819x1024.png" alt="" class="wp-image-1408" style="width:454px;height:auto" srcset="https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/11/Design-sans-titre-5-819x1024.png 819w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/11/Design-sans-titre-5-240x300.png 240w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/11/Design-sans-titre-5-768x960.png 768w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/11/Design-sans-titre-5-300x375.png 300w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/11/Design-sans-titre-5-600x750.png 600w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/11/Design-sans-titre-5.png 1080w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
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		<title>Extrait n°2 : L&#8217;épée ne peut mentir</title>
		<link>https://milena-owein.fr/2025/10/13/extrait-n2-lepee-ne-peut-mentir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 16:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extrait tome 3]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière elle, Koumal alla fermer la porte, en la poussant de son dos. Eliwyl se sentit étrangement oppressée. Elle reporta son attention du Riwan, alors que Koumal la contournait pour se placer derrière l’elfe. —&#160;Le type Sentinelle n’est pas uniquement une capacité de perception du monde extérieur. Bien utilisé, il permet de déstabiliser ses adversaires. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Derrière elle, Koumal alla fermer la porte, en la poussant de son dos. Eliwyl se sentit étrangement oppressée. Elle reporta son attention du Riwan, alors que Koumal la contournait pour se placer derrière l’elfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">—&nbsp;Le type Sentinelle n’est pas uniquement une capacité de perception du monde extérieur. Bien utilisé, il permet de déstabiliser ses adversaires. Au Rimrad on appelle cela Tuer la Technique. On l’a déjà utilisée sur toi, mais assez subtilement pour que ça t’échappe. Je vais te montrer ce que c’est, et je t’expliquerai comment ça fonctionne, pour que tu puisses t’en protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attitude de Riwan changea.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle prit des mouvements de fauve en chasse, mesurés, souples. Sa garde était négligée, plus naturelle que les formes académiques, plus personnelle, mais ses épaules parfaitement détendues, l’équilibre dans son mouvement, dénotaient sa grande dextérité. Il y avait dans son regard un esprit combattif, brillant comme une flamme. Elle eut l’impression d’entendre la voix de Norgar dans sa tête&nbsp;: «&nbsp;un regard à dévorer le monde&nbsp;». Koumal émit un feulement discret, mais on aurait presque pu croire qu’il venait de Riwan, tant son attitude était en adéquation celle de son totem.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eliwyl se mit en garde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle sentit quelque chose vaciller dans son être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle eut soudain le sentiment que rien de ce qu’elles avaient traversé en commun ne comptait plus, ni les épreuves, ni les éléments qu’elle avait cru déceler en elle dans leurs entrainements communs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était tellement différent de tout ce qu’elle avait vu d’elle jusqu’à maintenant, qu’une pensée vertigineuse lui traversa soudain l’esprit, froide comme la mort&nbsp;: tout pouvait avoir été faux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa main droite trembla.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle eut l’impression d’être prise à la gorge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gestes de l’elfe étaient extrêmement lents, mais c’était comme si chaque seconde qui s’écoulait était un supplice. Eliwyl se secoua, tentant de dompter son esprit, de s’imposer le calme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Riwan fonça sur elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son assaut fut précis, d’une vitesse invraisemblable, et extrêmement brutal. Eliwyl parvint à dévier en partie l’épée de bois de Riwan, mais le choc l’atteignit malgré tout, tellement violemment que l’impact se répercuta dans ses cotes, comme une onde de choc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’avait aucune idée que Riwan avait cela en elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À peine eut-elle le temps d’échapper à cet assaut que Riwan revint à la charge, plus rapide, plus violente, avec son regard qui ne la lâchait pas. Eliwyl para une frappe à la tête, l’elfe retournait sa lame, la frappant aux poignets, au ventre. Elle évitait une frappe, elle en recevait quatre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eliwyl revivait ses pires moments avec le Rimrad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fois où elle avait eu les cotes fissurées sur un impact, elle ressentit le souvenir de cette douleur explosant dans sa poitrine, lui courant le long de la colonne vertébrale jusque dans les dents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riwan avançait pourtant, à pas mesurés. Eliwyl se sentit liquéfiée de l’intérieur. Elle recula, elle ne voulait plus combattre. Elle se reprit, s’élança avec toute la fureur de sa peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ses mouvements furent d’une lenteur désespérante. Elle se voyait comme au ralenti. Ses lames ne fonctionnaient pas en coordination, Riwan forçait ses épées à se gêner l’une l’autre, c’était invraisemblable. Rien de tout cela n’avait le moindre sens, la peur, les doutes qui la dévoraient, ses mains qui tremblaient, ses lames qui se désordonnaient et son esprit combattif qui se repliait en elle-même comme un chat pourchassé par une meute de chiens des rues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eliwyl vit alors ce que Norgar avait vu, le soir de l’Adaëssay Olwin, un tigre des plaines noir, avec des ailes blanches. Elle n’avait aucun mal à imaginer ce monstre quand elle plongeait ses yeux dans ceux de Riwan, qu’elle lisait cette détermination prédatrice, qui explosait en assauts furieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lui alors, elle ressentit de la terreur. L’être qu’elle avait sous les yeux lui inspirait la pire peur qu’elle ait jamais pu imaginer, une peur dont elle n’avait jamais eu l’idée avant de l’avoir sous les yeux, son plus terrible cauchemar&nbsp;: un être qui pouvait mentir à l’épée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eliwyl n’avait que le sabre pour comprendre les gens, tout le reste lui échappait. La communication, l’empathie, la bienveillance, tout cela pour elle ne fonctionnait que l’épée à la main. Dans les interactions du quotidien, elle ne comprenait rien. Elle avait besoin de la pratique du sabre. Dans ces moments si rapides que l’attitude ou l’émotion ne pouvait pas être feintes, elle voyait les gens dans toute leur sincérité, et là seulement elle comprenait quelqu’un. Et il y a en avait eu, entre elles deux, de ces dialogues de sabre à sabre, de cœur à cœur, du moins elle le croyait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si tout ce qu’elle avait vu d’elle dans ces phrases d’escrimes pouvait être un mensonge, le sol se dérobait sous ses pieds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riwan fit un pas vers elle. Eliwyl sentit son pouls accélérer et fit un pas en arrière par réflexe. Un frisson lui courait sous la peau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épée ne pouvait mentir, elle n’avait que cela pour réellement comprendre les autres. Si l’épée mentait tout le reste s’effondrait, elle, la sincérité, sa capacité à vivre avec les autres, ses valeurs, tout ce qui la définissait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque chose se brisa en elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, son esprit combattif fut terrassé. Elle ne rivalisait pas, elle n’était pas à la hauteur. Elle abandonna.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la lame de Riwan, intraitable, se fraya un chemin dans sa garde, à une main, franchissant en un clin d’œil la distance qui les séparait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle reçut un choc violent à la gorge, reculant sous l’impact.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mur l’arrêta et elle glissa, la respiration coupée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À vole de dragon</title>
		<link>https://milena-owein.fr/2025/09/30/extrait-vol-dragon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 07:52:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extrait tome 3]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La tempête n’était qu’à une brassée d’aile. Elle avait déjà commencé à tournoyer, créant de grands courants qui ramenaient tout vers sa gueule. Tiamé se laissa porter, acceptant le défi lancé par les bourrasques. Le vent rugit comme une bête à qui on manque de respect, et en un instant, Tiamé fut aspiré. Son cœur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La tempête n’était qu’à une brassée d’aile. Elle avait déjà commencé à tournoyer, créant de grands courants qui ramenaient tout vers sa gueule. Tiamé se laissa porter, acceptant le défi lancé par les bourrasques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vent rugit comme une bête à qui on manque de respect, et en un instant, Tiamé fut aspiré. Son cœur accéléra, il replia les ailes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne pouvait pas lutter contre des vents d’une telle vitesse. Il ne dompterait pas cet animal par la force brute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ouvrit légèrement les ailes et la tempête s’y engouffra, le projetant de toute sa force encore plus profondément dans le malstrom. Il replia ses ailes et fila comme une flèche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sensation était exaltante. Entre perte de contrôle et maestria, il chevauchait une créature plus fougueuse que le plus indompté des étalons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tempête le bringuebalait de droite et de gauche, il n’était qu’un jouet au milieu de la tourmente. À la moindre inattention, la puissance du vent risquait de s’engouffrer dans ses ailes, et lui briserait les os. C’était dangereux, mais son sang vibrait tellement fort dans ses veines en cet instant, qu’il laissa échapper un rugissement de triomphe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il vit dans les masses d’air un courant qui formait comme une cheminée, il le prit, entrouvrit les ailes et fut projeté en très haute altitude. Il sentit la pression se relâcher sur ses écailles, et il traversa la couche de nuage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soleil éblouissant frappa ses yeux protégés de son éclat par une seconde paupière. Il gouta un bref instant ce calme, puis replia les ailes et replongea dans l’ouragan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grêle le cingla de toute part comme une pluie de flèches, elle ricocha sur ses solides écailles, et il continua de jouer avec le vent. Les rafales auraient arraché un arbre, soulevé une pierre, et lui restait au milieu, comme un gamin inconscient, avide d’éprouver sa force. Il avait au cœur un tel sentiment de liberté qu’aucune remontrance n’aurait pu l’inciter à faire demi-tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était fou, c’était stupide, c’était enivrant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’agissait pas sans prudence toutefois. Il n’était pas complètement inconscient. Il aurait suffi qu’il risque un seul battement d’ailes dans un tel orage et il se serait fait écarteler par les vents, broyé par la force des éléments. Alors il se contentait de doser très précisément la prise qu’il offrait aux rafales. Il se roulait en boule pour traverser les bourrasques les plus destructrices, ouvrait très légèrement les ailes pour attraper une colonne d’air.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ainsi, ricochant de zéphyr en rafale, comme une feuille dans un torrent, il caracolait dans l’orage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un éclat de lumière attira son œil et la foudre tomba. Il la sentit frapper directement son museau. Elle courut le long de sa colonne vertébrale, traversa son corps jusqu’au sol. Cela l’électrisa encore plus. Elle glissa sur sa couverture d’écailles comme l’eau sur les rochers. Il plongea encore plus avant dans la tempête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni la foudre, ni le vent, ne pouvaient rivaliser avec sa virtuosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouragan devint son terrain de jeu. La tempête lui imposait ses règles de toute la force de sa colère. Mais sa lecture de l’air, son calme et sa soif de sensation contournaient toutes les règles pour ne suivre finalement que les siennes. L’insolence de la jeunesse était sa loi et il pliait l’ouragan à sa seule volonté de jouer avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, il sentit ses muscles raidir sous l’effort. La force nécessaire pour coller ses ailes à son corps, ne pas laisser le vent s’y engouffrer, ne les ouvrir qu’à la dimension voulue et ne pas laisser les rafales l’écarteler, tout cela demandait une force colossale. La moindre erreur, la moindre inattention lui serait fatale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’attendit pas de toucher ses limites, chercha une colonne d’air ascendante et l’emprunta. À nouveau il fut catapulté au-dessus des nuages, projeté hors du malstrom. Il alla se poser sur un sommet qui dépassait de la tempête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était essoufflé, ses membres tremblaient sous les derniers efforts pour s’extraire. Mais il se cabra avec un rugissement de victoire, qui résonna dans les vallées du Koyt Marar, ultime bravade jetée à la tempête. Brièvement, son cri lui parut plus fort que les roulements de tonnerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’air froid des sommets lui cingla la face et il riait, exalté de se sentir si vivant et si libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour poursuivre la lecture :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-chapitre-1/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-chapitre-1/">Extrait 1 : Chapitre 1</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-scene-combat/" type="link" id="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-scene-combat/">Extrait 2 : Une scène de combat</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/2026/02/10/extrait-moment-suspendu/">Extrait 3 : Un moment suspendu</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://milena-owein.fr/un-univers-a-decouvrir/">Revenir à la page « Un univers à découvrir »</a><br></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="724" src="https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/09/Design-sans-titre-4-1024x724.png" alt="" class="wp-image-1322" srcset="https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/09/Design-sans-titre-4-1024x724.png 1024w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/09/Design-sans-titre-4-300x212.png 300w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/09/Design-sans-titre-4-768x543.png 768w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/09/Design-sans-titre-4-1536x1086.png 1536w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/09/Design-sans-titre-4-600x424.png 600w, https://milena-owein.fr/wp-content/uploads/2025/09/Design-sans-titre-4.png 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Quelques Nouvelles du tome 3 ?</title>
		<link>https://milena-owein.fr/2025/06/10/quelques-nouvelles-du-tome-3/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 17:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce tome 3 ne sortira pas tout à fait comme les autres.Mais il comptera sans doute encore plus pour moi — et, je l’espère, pour vous. Comme pour chaque sortie, je compte organiser des précommandes sous la forme d’une campagne de financement, mais cette fois-ci les choses seront un peu particulières. En 2024 j’ai rencontré [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>C</strong><strong>e tome 3 ne sortira pas tout à fait comme les autres.</strong><br>Mais il comptera sans doute encore plus pour moi — et, je l’espère, pour vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour chaque sortie, je compte organiser des précommandes sous la forme d’une campagne de financement, mais cette fois-ci les choses seront un peu particulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En<strong> 2024</strong> j’ai rencontré beaucoup de problèmes avec Amazon, de nombreux exemplaires arrivaient abîmés, constituer un stock était difficile, le remboursement des exemplaires défectueux prenait du temps. Pour la sortie du tome 2, j’ai été en rupture les deux premiers mois, car toutes mes commandes arrivaient dans un état déplorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans compter que faire fonctionner une entreprise locale correspond davantage à mes valeurs. Cela réduit les pollutions liées au transport, et c’est plus chouette de venir dédicacer en librairie avec des livres qui ne viennent pas d’Amazon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai donc trouvé un imprimeur proche de chez moi, à Toulouse, Sprint. Le problème est que cet imprimeur ne fonctionne pas sur le principe d’impression à la demande, contrairement à Amazon. Il faut donc une certaine quantité pour rentabiliser l’impression, d’où l’intérêt de la collecte de fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de cette campagne sera de financer l’impression de 150 exemplaires du tome 3 via mon imprimeur toulousain. Ce projet me tient à cœur car il m’émanciperait d’Amazon pour la version papier. Avec l’impression de 150 exemplaires, j’aurai un coût d’impression unitaire plus faible qu’Amazon, pour des livres de meilleure qualité, et imprimés à côté de chez moi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mais alors pourquoi pas Ulule&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puisqu’une collecte de fonds est nécessaire, pourquoi ne pas passer par cette plateforme clef en main, que j’ai d’ailleurs utilisée pour la sortie de mes précédents romans&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une longue réflexion à peser le pour et le contre, j’ai décidé d’organiser les précommandes du tome 3 sur ma propre boutique en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs éléments ont pesé dans ma décision&nbsp;:</p>



<h3 class="wp-block-heading">1 – Les commissions Ulule</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les plateformes comme Ulule prélèvent une commission de <strong>8 %</strong><strong>. À ceci</strong> s’ajoutent, depuis le 14 avril 2025, des frais de transactions de <strong>0,10€ +2,2 % du montant total de la contribution</strong>. À mes yeux c’est beaucoup trop&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec de tels frais rien qu’atteindre l’équilibre devient difficile. Et faire des bénéfices est quasiment impossible à mon niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans compter que j’ai encore une petite communauté, je ne bénéficie donc pas de la visibilité offerte par Ulule, ni de l’effet «&nbsp;boule de neige&nbsp;» de son algorithme. Ulule a donc peu à m’offrir alors que ma boutique est un réservoir de potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En organisant la collecte sur <strong>ma propre boutique</strong>, la seule commission prélevée est celle de <strong>SumUp</strong>, mon prestataire de paiement (2,5 % du montant de la transaction). C’est tout. Cela signifie que votre contribution me soutient directement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à cela, à prix équivalent, je peux faire une campagne plus généreuse sur les contreparties, sans craindre de ne pas rentrer dans mes frais. Je ne suis toujours pas certaine de faire des bénéfices, mais je suis certaine de pouvoir vous offrir des contreparties de qualité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2 – La gestion de mon temps</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si je voulais qu’une campagne sur Ulule soit un succès, il faudrait que je consacre du temps à leur plateforme. Cela ajoute un réseau supplémentaire à une liste déjà longue (ma boutique, Facebook, Instagram, TikTok, mes librairies partenaires en dépôt-vente, mon carnet de contacts où dédicacer, les salons et évènements culturels à démarcher, …).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or je suis seule à gérer mon activité, ma boutique, mes créations, mes expéditions… Faire la collecte chez moi me permet de <strong>réduire la liste</strong>, en me concentrant sur des lieux durables, qui me tiennent à cœur et que je souhaite développer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3 – La liberté créative totale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ulule impose un fonctionnement très rigide, à commencer par ses visuels et sa structure de campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les <strong>fonds sont bloqués</strong> jusqu’à la fin de la campagne. Je dois donc <strong>avancer tous les frais</strong> (impression, illustration, correction…), ce qui est parfois compliqué.</li>



<li>Ils appliquent la règle du <strong>“tout ou rien”</strong> : si l’objectif n’est pas atteint, toutes les commandes sont annulées.<br>C’est exactement ce qui s’est passé lors de la sortie de mon <strong>tome 2</strong>. Après des mois de travail, d’illustrations, de maquettes… tout s’est arrêté. Les objets créés spécialement n’ont jamais vu le jour.</li>



<li>Les visuels sont standardisés et apporter sa patte graphique est compliqué.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Sur <strong>ma propre boutique</strong>, rien de tout ça.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les fonds seront immédiatement disponibles</strong>, ce qui me permettra de <strong>financer l’impression au fur et à mesure</strong>.</li>



<li><strong>Même si l’objectif final n’était pas atteint</strong>, je pourrai quand même <strong>honorer mes commandes. </strong>Amazon me permet d’imprimer des exemplaires à la demande, <strong>seul le fait de passer par un imprimeur indépendant serait compromis par un échec</strong>. L’argent collecté me permettra donc dans tous les cas, de faire imprimer les contreparties inédites et les exemplaires nécessaires via Amazon.</li>



<li>Et surtout, je peux concevoir une <strong>campagne à mon image</strong> : avec des visuels originaux, des surprises. J’ai d’ailleurs prévu de vous faire gagner des illustrations de dragons à travers un petit jeu, j’espère que cela vous plaira ! Ce genre de contenu ne pourrait pas exister sur Ulule.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">4 – En résumé</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour moi</strong>, cette collecte me permettra de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Développer <strong>mon propre réseau</strong>, sur <strong>ma boutique personnelle</strong>.</li>



<li>Gagner du temps en me concentrant sur <strong>des lieux qui comptent pour moi</strong>.</li>



<li>Créer une campagne <strong>libre, créative et à mon image</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour vous</strong>, cela signifie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Soutenir une <strong>autrice indépendante à 100 %</strong>, sans enrichir une plateforme américaine.</li>



<li>Profiter d’un système de <strong>paiement aussi sécurisé que sur Ulule</strong>, mais sans frais supplémentaires.</li>



<li>Participer à <strong>une aventure inédite</strong>, ludique, et pensée pour vous.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que ça change concrètement&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rien et tout à la fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une plateforme comme Ulule, aujourd’hui bien connue, a l’avantage de rassurer les gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si ma boutique en ligne est tout aussi sûre, elle ne s’appuie pas sur la même réputation que Ulule. Il est tout à fait possible que ma campagne inspire moins confiance, et reçoive donc moins de soutien. Mais j’ai choisi d’assumer ce risque pour la liberté que j’y gagne&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de pouvoir faire vivre cette campagne d’une façon qui me ressemble, me motive à travailler dur pour faire quelque chose de beau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lors des campagnes précédentes, différentes contreparties seront proposées avec le livre seul, ou le livre accompagné d’illustrations réalisées par mes soins. Les dragons qui accompagnent ma troupe seront au cœur de cette nouvelle campagne&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et du coup c’est pour quand&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’aimerais lancer la collecte dans le courant de l’été (au mois d’août peut-être&nbsp;?) en prévision d’une sortie du tome 3 à l’automne (octobre ou novembre,&nbsp;… décembre&nbsp;?).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme vous le savez peut-être si vous me suivez sur les réseaux, j’ai perdu mon père récemment. Après un mois de passage à vide, je reprends mon travail avec beaucoup de retard sur mes différents projets. À ce stade, je préfère ne pas fixer une date de sortie qui pourrait ne pas être réalisable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La page de campagne est actuellement en préparation. N’hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter pour ne rien rater&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant le tome 3, j’ai fini mes corrections et le travail sur la couverture a commencé. J’attends les retours de mes bêta-lecteurs pour finaliser les dernières corrections. Ensuite arrivera le volet correction d’orthographe, toujours difficile quand le bébé dépasse les 600 pages&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’aime ce que j’ai écrit, même si le temps et l’ambiance sont assez différentes de ce que vous avez pu découvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’espère que ce tome vous plaira autant qu’à moi,</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant d&rsquo;être lue je demeure votre autrice zélée</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">M. Owein</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Index</title>
		<link>https://milena-owein.fr/2025/01/07/index/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2025 13:34:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Codex]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette section est encore en construction. Merci de votre patience.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette section est encore en construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci de votre patience.</p>
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		<item>
		<title>20 Ans de Passion : Les Coulisses des Enfants de Pélior</title>
		<link>https://milena-owein.fr/2024/12/18/20-ans-de-passion-les-coulisses-des-enfants-de-pelior/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Miléna Owein]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 09:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créer un roman, c’est bien plus qu’écrire des mots sur une page. Pour moi, c’est l’aboutissement d’un rêve né il y a plus de vingt ans, lorsque j’étais encore une enfant. Cet univers que j’ai commencé à esquisser dans un cahier d’écolière est devenu, au fil des années, une œuvre murie par des années de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-cardo-font-family wp-block-paragraph">Créer un roman, c’est bien plus qu’écrire des mots sur une page. Pour moi, c’est l’aboutissement d’un rêve né il y a plus de vingt ans, lorsque j’étais encore une enfant. Cet univers que j’ai commencé à esquisser dans un cahier d’écolière est devenu, au fil des années, une œuvre murie par des années de réflexions, de recherches et de travail acharné. J’ai tracé ma route sans jamais me détourner, ni de cet univers imaginé à douze ans, ni de cette saga.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-cardo-font-family" style="border-style:none;border-width:0px;border-radius:0px">Un Univers Tissé sur des Millénaires</h2>



<p class="has-cardo-font-family wp-block-paragraph">Mon roman repose sur un univers d’une profondeur exceptionnelle. J’ai imaginé et détaillé plus de dix-mille ans d’histoire, dont deux-mille années de manière minutieuse. Chaque évènement, chaque personnage, chaque culture a été soigneusement pensée pour donner à mon récit une authenticité et une richesse qui, je l’espère, captiveront mes lecteurs. Bien sûr, tout n’est pas indispensable à l’appréciation de ma saga, mais tout participe à l’immersion et au réalisme de ce monde, des conflits qui le traversent des dangers qui le menacent. Mon objectif était de le rendre vivant au-delà des simples pages du livre.</p>



<p class="has-cardo-font-family wp-block-paragraph">J’ai créé une carte complète, dessinée de mes propres mains, à l’encre de Chine et au crayon. Chaque montagne, rivière et cité y trouve sa place, comme un reflet du soin que j’ai apporté à donner vie à cet imaginaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-cardo-font-family"><strong>L’Art au Service de l’Écriture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture, pour moi, a toujours été un art au sens littéral, et l’art doit traverser chaque aspect de ma création, de la figure poétique jusqu’à la réalisation graphique. J’ai consigné mes idées, mes intrigues et mes personnages dans des cahiers fabriqués à la main. Chaque page, soigneusement calligraphiée, témoigne de mon engagement et de ma passion. Ces cahiers sont comme des artéfacts précieux, gardiens de mes premières inspirations et des évolutions de mon histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dessine également, pour saisir par l’image des sentiments ou des scènes que je n’arrive pas toujours à attraper par la plume.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S’immerger dans la Maîtrise des Combats</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que je voulais que chaque scène de combat dans mon roman soit aussi crédible que possible, je ne me suis pas contentée de lire ou d’imaginer. J’ai appris le kendo, l’art du combat à l’épée japonais. Ce cheminement m’a permis de comprendre la technique, la discipline et l’intensité d’un duel. Cette expérience transparait dans mon écriture, où chaque affrontement est décrit avec précision et intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le kendo, plus qu’un loisir ou un sport, est aujourd’hui un élément de mon équilibre. Je crois que jamais je n’aurais surmonté le parcours du combattant qu’est l’édition indépendante, si les arts martiaux ne m’avaient pas donné cette solidité intérieure qui m’a rendu capable de tout affronter.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une Vie Dédiée à un Rêve</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque je regarde en arrière, je vois bien plus qu’un livre. Je vois une vie passée à écrire, des moments de doute, de la passion, des efforts pour apprendre et approfondir mes connaissances, et un travail inlassable pour créer un monde qui vit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, je suis honorée de pouvoir partager cette aventure avec vous, mes lecteurs. Mon espoir est que, en tournant les pages de ce livre, vous ressentirez la passion et le soin qui ont nourri chaque mot, chaque scène, chaque détail, que ce récit vous emportera comme il m’a emporté.</p>
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